
Grisouille entra dans l’atelier comme un boulet de canon.
La porte battit contre le mur, une pile de papiers s’envola, et Wikimouse eut tout juste le temps de sauver sa tasse avant qu’une patte furieuse ne s’abatte sur la table.
— ILS ONT RECOMMENCÉ !
Wikimouse leva lentement les yeux de son écran.
— Bonjour, Grisouille.
— Y A PAS DE BONJOUR !
Les oreilles de la chatte étaient plaquées contre son crâne. Sa queue fouettait l’air avec une telle violence qu’un crayon roula jusqu’au bord de la table.
— Je constate.
— Des forêts flambent, des animaux courent avec les pattes brûlées, certains ont respiré de la fumée, perdu leurs petits, leur territoire, leur nourriture… et qu’est-ce que les humains trouvent comme idée ?
Elle inspira à pleins poumons.
— ENVOYER DES CHASSEURS POUR FINIR LE TRAVAIL !
— Non.
La queue de Grisouille s’immobilisa.
— Pardon ?
— Non.
— Wikimouse…
Ses griffes sortirent lentement sur le bois.
— Je suis actuellement dans un état émotionnel où ta durée de vie dépend énormément de la phrase suivante.
— Alors je vais choisir mes mots.
La souris fit pivoter son écran.
— La chasse n’a pas « repris pour achever les survivants ». Ce qui s’est passé est différent. Des animaux considérés comme gravement atteints ont été abattus dans le cadre d’une intervention administrative. Ce n’était pas une partie de chasse.
Grisouille plissa les yeux.
— Et qui leur a tiré dessus ?
Wikimouse hésita une demi-seconde.
— Un lieutenant de louveterie.
Silence.
Une oreille de Grisouille se redressa.
— Un quoi ?
— Lieutenant de louveterie.
— C’est un vétérinaire ?
— Non.
— Un soigneur animalier ?
— Non.
— Un spécialiste des brûlures chez les cervidés ?
— Pas nécessairement.
— Un pompier animalier ?
— Non.
Grisouille posa très délicatement ses deux pattes avant sur la table.
Ses griffes, elles, restèrent dehors.
— Donc… un chasseur.
— Dans ce cas, il intervient comme auxiliaire de l’administration, pas comme chasseur pratiquant son loisir.
Grisouille fixa Wikimouse.
Longtemps.
Puis elle approcha son museau si près de celui de la souris que ses moustaches la frôlèrent.
— Est-ce que la balle sait faire la différence ?
Wikimouse ne répondit pas.
— Parce que si on me tire dessus administrativement, poursuivit Grisouille, je pense que je vais quand même trouver ça assez désagréable.
— Je suppose.
— Très bien.
Elle se retourna.
— Où vas-tu ?
— Chercher mon arc.
— Tu n’as pas d’arc.
— Je vais en acheter un.
— Pourquoi ?
Grisouille passa la tête par la porte.
— Je vais chasser les chasseurs.
— Grisouille.
— Quoi ?
— Ce serait légèrement contradictoire avec ton propos.
La chatte resta une seconde immobile dans l’encadrement.
— Je vais les chasser sans les tuer.
— C’est déjà mieux.
— Je peux les faire courir ?
— Non.
— Leur mettre des grelots ?
— Non.
— Des vêtements orange avec écrit « attention, espèce sensible » ?
Wikimouse ferma les yeux une seconde.
— Reviens t’asseoir.
Grisouille revint en traînant les pattes et s’affala sur sa chaise.
Sa queue continuait pourtant à battre contre le pied de la table.
— Tu défends les chasseurs maintenant ?
— Non. Je défends les faits.
— C’est moins satisfaisant.
— Souvent.
Wikimouse rapprocha son écran.
— Il y a un peu moins d’un million de chasseurs pratiquants en France. Rapporté à la population adulte, cela représente moins de deux adultes sur cent.
Grisouille cligna des yeux.
— Deux sur cent ?
— Un peu moins.
La chatte regarda ses pattes, comme si elle espérait y trouver assez de griffes pour compter jusqu’à cent.
— Donc, dans une salle avec cent humains…
— Statistiquement, un ou deux chasseraient.
— Et les quatre-vingt-dix-huit autres doivent encore expliquer pourquoi ils aimeraient se promener dans les bois sans entendre tirer ?
Wikimouse eut un petit sourire.
— Les rapports de force politiques ne sont pas toujours proportionnels au nombre.
— C’est drôlement pratique, la démocratie des humains.
— Je n’ai pas dit qu’elle était simple.
Grisouille allait répondre.
Elle ne le fit pas.
Son regard venait de glisser vers la fenêtre.
Au-dehors, Brocéliande respirait dans la lumière du soir. Un merle sautillait entre les fougères. Plus loin, une biche venait parfois boire lorsque l’atelier devenait silencieux.
La queue de Grisouille cessa de battre.
Ses griffes rentrèrent une à une.
— Wikimouse ?
— Oui ?
— Je comprends qu’on ne puisse pas toujours sauver un animal.
La souris acquiesça.
— Je comprends même… qu’il y ait des moments où ne pas le laisser souffrir soit une forme de bonté.
Grisouille passa sa langue sur ses canines, puis baissa les yeux.
— Quand une bête est tellement brûlée qu’elle n’a plus aucune chance… je ne veux pas qu’on la garde vivante simplement pour pouvoir dire qu’on ne l’a pas tuée.
— Moi non plus.
— Mais alors…
Elle releva la tête.
La colère avait disparu de sa voix.
Cela inquiéta presque davantage Wikimouse.
— Qui décide qu’elle n’a plus aucune chance ?
La souris resta immobile.
— Voilà, murmura-t-elle enfin. Là, tu poses la bonne question.
— La préfecture ?
— Elle peut décider d’une intervention.
— Un lieutenant de louveterie ?
— Il peut être chargé de l’exécuter.
— Mais qui regarde la biche et dit : celle-là peut encore vivre… ou celle-là doit mourir ?
Cette fois, Wikimouse referma son ordinateur.
Le petit claquement résonna étrangement dans l’atelier.
— C’est là que je suis moins tranquille.
Grisouille attendit.
— Lorsqu’il faut savoir si une blessure est soignable, si la douleur peut être prise en charge, si un animal peut récupérer ou s’il est réellement condamné… j’aimerais que le premier regard posé sur lui soit celui de quelqu’un dont le métier est précisément de soigner.
— Un vétérinaire.
— Oui.
— Pas un machin louvetier.
Wikimouse eut un sourire triste.
— Le machin louvetier peut parfaitement connaître la faune sauvage, Grisouille. Ce n’est pas nécessairement un imbécile. Ni un monstre.
— Ah.
— Et c’est important de le dire.
— Même quand ça m’arrange pas ?
— Surtout quand ça ne t’arrange pas.
Grisouille souffla bruyamment par le nez.
— Quelle plaie, la vérité.
— Terrible invention.
Un sourire passa sur le museau de la chatte.
Il ne dura pas.
Wikimouse reprit :
— Mais connaître un animal et savoir l’abattre n’est pas exactement la même compétence que déterminer médicalement s’il peut être sauvé. Et lorsqu’il existe un doute raisonnable… demander le regard d’un vétérinaire avant une décision irréversible ne me paraît pas extravagant.
Grisouille resta silencieuse.
Puis :
— Ils avaient peur de quoi ?
Wikimouse fronça les sourcils.
— Qui ?
— Les animaux.
La souris ne comprit toujours pas.
— Quand le feu arrivait.
Quelque chose changea dans son visage.
Grisouille regardait la forêt.
— Les humains, quand il y a un incendie, entendent les sirènes. Ils reçoivent des alertes. Ils prennent une voiture. Ils appellent les pompiers. Ils savent ce qui arrive.
Sa voix s’effilocha.
— Eux… ils ne savent même pas ce qu’est un incendie.
Elle leva une patte vers la vitre.
Elle ne la toucha pas tout de suite.
— Ils sentent seulement que le monde devient chaud.
Ses coussinets finirent par se poser contre le verre.
— Ils voient les oiseaux partir. Ils sentent la fumée. Ils courent parce que les autres courent. Ils retournent peut-être vers l’endroit où ils dormaient hier parce que c’est le seul endroit qu’ils connaissent.
Elle déglutit.
— Ils cherchent leurs petits.
Wikimouse baissa les yeux.
— Leur mère.
La patte de Grisouille glissa légèrement sur la vitre.
— Une rivière. Une clairière. Une odeur familière. N’importe quoi qui leur dise que leur monde existe encore.
Dehors, le merle s’envola brusquement.
Grisouille suivit son départ des yeux.
— Et partout où ils vont…
Sa voix se brisa.
Elle recommença.
— Partout où ils vont, le monde brûle.
Wikimouse ne bougeait plus.
Grisouille ferma les yeux.
— Imagine que tu réussisses quand même à sortir de ça.
La souris regarda son amie.
— Ton pelage est brûlé. Tes pattes te font mal. Chaque respiration brûle peut-être aussi. Tu ne sais plus où est ta forêt parce qu’elle n’existe plus. Tu ne sais pas où sont ceux qui couraient à côté de toi.
Ses oreilles s’abaissèrent doucement.
Cette fois, ce n’était plus de colère.
— Et puis arrivent les humains.
Grisouille avait toujours les yeux fermés.
— Parmi tous ceux qui auraient pu venir…
Sa gorge se serra.
Elle inspira une fois.
Puis une deuxième.
— …l’animal ne sait pas si celui qui marche vers lui porte une couverture…
Sa patte se crispa contre la vitre.
— …ou un fusil.
Le silence qui suivit fut si profond qu’on entendit le bois de l’âtre craquer.
Wikimouse descendit lentement de sa chaise.
Elle traversa la table, puis grimpa sur le rebord de la fenêtre.
Elle resta un instant près de Grisouille sans la toucher.
Puis elle posa une minuscule patte contre la sienne.
— Tu sais ce qui me bouleverse chez les animaux ?
Grisouille secoua à peine la tête.
— Ils vivent dans un monde dont les humains écrivent presque toutes les règles sans jamais pouvoir leur demander leur avis.
Wikimouse regarda dehors.
— Les humains décident où passent les routes. Où tombent les arbres. Où poussent les villes. Ils décident quels animaux sont protégés. Lesquels sont classés autrement. Lesquels peuvent être chassés. Combien. Quand. Où.
Sa petite patte s’accrocha un peu plus au pelage de Grisouille.
— Et parfois…
Elle dut s’arrêter.
— Parfois, ils décident même à quel moment la souffrance d’un animal signifie qu’il ne doit plus continuer à vivre.
Grisouille se retourna.
Ses yeux étaient pleins d’eau.
— C’est ça qui me fait peur.
Wikimouse hocha lentement la tête.
— Moi aussi.
— La loi peut décider ça ?
— La loi peut organiser cette décision.
Grisouille fronça les sourcils.
— Ce n’était pas ma question.
Wikimouse la regarda.
La chatte avait désormais une larme suspendue au bout d’une moustache.
— Est-ce qu’une loi peut savoir si un animal veut encore vivre ?
Wikimouse ne répondit pas tout de suite.
Ses doigts tremblaient trop.
— Non.
Un seul mot.
Grisouille baissa la tête.
— Un article de loi ne sait pas ce qu’est la peur et n’a jamais eu mal, poursuivit la souris. Une préfecture ne sent pas la chaleur d’une forêt qui brûle. Un arrêté n’a jamais cherché son petit au milieu de la fumée.
La larme de Grisouille tomba sur le rebord de la fenêtre.
— Alors à quoi servent leurs règles ?
Wikimouse inspira profondément.
— À empêcher les humains de décider seulement avec leur colère, leurs intérêts ou leurs instincts.
— Et quand les règles sont mauvaises ?
— Ils peuvent les changer.
— Et quand personne n’écoute ?
La voix de Grisouille était devenue presque celle d’un chaton.
Wikimouse serra davantage sa patte contre elle.
— Alors ceux qui refusent de détourner les yeux parlent.
— Ça suffit ?
La souris regarda longtemps les arbres.
— Pas toujours.
— C’est peu.
— Oui.
Grisouille baissa le museau.
Wikimouse reprit doucement :
— Mais il existe quelque chose qu’aucun décret ne pourra jamais fabriquer.
— Quoi ?
— La compassion.
Grisouille ne bougea plus.
— Elle ne donne aucun pouvoir particulier, continua Wikimouse. Elle ne rend pas plus savante. Elle ne permet pas toujours de sauver. Elle n’empêche même pas toutes les mauvaises décisions.
Sa voix devint plus basse.
— Mais elle oblige à regarder celui qui souffre comme un être vivant avant de le regarder comme un problème à résoudre.
Grisouille releva lentement les yeux.
— Et peut-être que tout commence là.
Wikimouse caressa du bout de la patte le pelage de son amie.
— Avant de demander : « Que permet la loi ? »
Elle marqua une pause.
— Se demander : « Est-ce qu’on a vraiment essayé de le sauver ? »
Grisouille ferma les yeux.
Son menton trembla.
— Et si on ne peut pas ?
— Alors il reste une dernière responsabilité.
— Laquelle ?
Wikimouse chercha ses mots.
— Faire en sorte que son dernier instant ne soit pas seulement une décision humaine de plus.
Grisouille ouvrit les yeux.
Wikimouse aussi pleurait maintenant.
— Qu’il y ait au moins quelqu’un pour se rappeler qu’avant d’être un animal blessé, un dossier, une espèce, un problème sanitaire ou une ligne dans un arrêté…
Sa voix céda.
Elle reprit plus doucement.
— …il était quelqu’un qui courait dans une forêt.
Grisouille baissa brusquement la tête.
Un petit sanglot lui échappa.
Elle voulut l’avaler.
N’y parvint pas.
Wikimouse se rapprocha alors complètement et posa son front contre le sien.
Elles restèrent ainsi.
Sans rien dire.
Puis Grisouille murmura, abattue :
— Je ne suis plus d’humeur à chasser les chasseurs.
— C’est rassurant.
— Je suis toujours en colère contre eux.
— Tu en as le droit.
— Contre certains, énormément.
— Aussi.
Grisouille renifla.
— Mais je crois que ce soir… je suis surtout en colère contre cette idée que parce qu’ils sont humains, tout ce qui respire autour d’eux finirait par leur appartenir.
Wikimouse acquiesça.
— Une forêt n’appartient pas vraiment aux humains même si leurs noms figurent sur un cadastre.
— Un cerf ne leur appartient pas parce qu’un arrêté dit qu’ils peuvent tirer dessus.
— Et un animal blessé ne cesse pas d’être vivant simplement parce qu’il devient difficile à sauver.
Grisouille posa de nouveau sa patte sur la vitre.
Au loin, entre deux arbres, quelque chose bougea.
Une biche.
Grisouille retint sa respiration.
L’animal resta quelques secondes immobile.
Sa tête se leva.
Puis elle disparut entre les fougères.
La patte de Grisouille demeura longtemps contre le verre.
— Tu crois qu’elle sait qu’on est là ?
— Probablement.
— Tu crois qu’elle fait confiance aux humains ?
Wikimouse regarda l’endroit où la biche avait disparu.
— Non.
Grisouille tourna lentement la tête vers elle.
Wikimouse essuya ses joues.
— Peut-être que les humains doivent simplement apprendre à laisser les animaux vivre.
Elle regarda la forêt.
— Peut-être que c’est aux humains d’apprendre enfin à vivre de telle sorte qu’aucun animal n’ait besoin de leur faire confiance pour avoir simplement le droit de continuer son chemin.
Grisouille ne répondit pas.
Elle posa simplement sa joue contre la vitre froide.
Dans l’atelier, personne ne parla plus de chasseurs, de préfets, de lieutenants ou d’arrêtés.
Dehors, la nuit descendait sur Brocéliande.
Et quelque part sous les arbres, une biche continuait simplement de vivre.
Grisouille ferma les yeux.
Ce soir-là, elle ne demanda rien de plus au monde.
Merlin et sa Fée
Il était un temps où la Terre respirait au rythme du chant des peuples invisibles.
Sur les sentiers de Brocéliande, là où la brume s’attarde comme un vieux souvenir, certains savent encore percevoir ce que l’Histoire a cru éteindre. Les Hommes, dans leur aveuglement, ont altéré et façonné ce monde à leur image, oubliant l’harmonie qui y régnait autrefois, mais à l’ombre de leurs pas résonne encore l’écho d’autres présences. Elfes, fées, korrigans… ces êtres magiques ont appris à se fondre dans le silence, dissimulés sous l’écorce d’un arbre, derrière un menhir ou une racine. Ce que le regard n’aperçoit plus, le cœur de l’enfant le devine encore.
Aujourd'hui, ce sont les breuvages qui chuchotent à qui sait tendre l'oreille. Chaque gorgée devient un pont tendu entre ce monde et celui que les yeux oublient. On dit que ces potions ne sont pas de simples infusions, mais des reliques d’un temps où l’harmonie liait l’homme à la nature. Dans chaque tasse, il y a un secret, une promesse, celle de renouer avec le Petit Peuple qui se cache encore sous nos pieds, à la frontière de l’invisible.
Je suis Merlin, ou Merzhin en langue bretonne. Des années en arrière, lorsque la forêt était encore plus dense que la mémoire, j’ai rencontré une fée, fragile et blessée par la cruauté des hommes. Ensemble, dans l'intimité des clairières et autour de potions aux parfums enivrants, nous avons guéri nos cœurs et partagé des récits d'antan. Ses breuvages portaient en eux des secrets oubliés.
De ces instants sont nées "Les Potions de Merlin." Plus que de simples boissons, elles sont des portes vers un univers que la raison n’ose plus explorer. Chaque composition raconte une histoire, capture l'essence d'une légende et murmure une vérité cachée. Aujourd'hui, je t’invite, voyageur, à écouter ces récits. Installe-toi. Respire. Laisse-toi emporter.
Le monde moderne ne croit plus en la magie, mais peut-être sauras-tu, toi, retrouver cet émerveillement, ne serait-ce qu’un instant. Car au fond de ta tasse, quelque part entre la première et la dernière gorgée, se cache l'âme d'une fée.
Merlin
À l'orée des grands chênes et des brumes éternelles, une maison de bois respire au rythme de la forêt.
Au cœur du Morbihan, là où la forêt se fait refuge, nous avons ancré notre existence dans une maison de bois, abritée sous les chênes. C’est ici, à l’orée des légendes, que notre petite entreprise familiale a pris racine, nourrie par l’âme bretonne qui imprègne nos cœurs. La Bretagne n’est pas simplement la terre que nous habitons ; elle est un souffle, une mémoire, une âme ancienne qui résonne en nous.
Ce n’est pas un hasard si les mystères de cette région se sont révélés à nous. Autour d’une tasse de chocolat fumant, d’une infusion rare, ou d’un thé dont les notes rappellent des temps oubliés, la légende est venue à nous. Elle s’est glissée dans les paroles d’un conteur, s’est murmurée dans la confidence d’un ami connaissant des sentiers cachés. Peu à peu, elle a pris forme, nous entraînant dans une quête silencieuse, à la recherche de notre propre Graal : un lien intime avec le "Petit Peuple", ces gardiens invisibles des secrets de Brocéliande.
Convaincus que la vraie richesse réside dans le partage, en 2022, nous avons fait le choix de dédier notre passion à la découverte et à la transmission de breuvages d’exception. Chaque gorgée que nous offrons est une invitation à renouer avec un monde ancien, celui où la terre et l’homme respiraient en harmonie, où les légendes faisaient vibrer les cœur.